Les demeures sont : la littérature, la politique, la peinture, la guerre, les droits de l'homme...

"Je touche à tout parce que tout se tient" Claude Roy

dimanche 31 octobre 2010

Biographie succinte

Hélène Parmelin est née à Nancy le 19 août 1915, d'Arcadi Jungelson, agronome et de Véra Halfin, avocate. 
Ce sont des russes exilés par la révolution de 1905. Son père socialiste-révolutionnaire avait été déporté en Sibérie. Sa mère, menchevik, arrêtée et emprisonnée pendant deux ans à Odessa. Les familles les font évader chacun de leur côté. Tous deux décident de rejoindre Lénine en Suisse, à Genève. Ils se rencontrent là, font connaissance et vivent ensemble, rue de Carouge. Ils finissent leurs études en exil, à l'université de Nancy . La mère est l’une des premières femmes à étudier le droit alors même qu’elle savait à peine le français. Le père soutient une thèse de chimie à la faculté des sciences.  En 1917 la famille Jungelson s’installe définitivement à Paris. Le père meurt en 1920, à l’âge de trente-quatre ans. Il laisse deux garçons Jean l'aîné , le cadet Eugène également appelé  Gania et deux filles Olga et Hélène qui n’a pas encore cinq ans. 

Hélène Parmelin a vécu jusqu'à l'âge de seize ans dans une cour du XIVe arrondissement :  "où nous retenait depuis la mort de mon père la crise du logement et la difficulté de vivre à cinq sur un seul salaire de femme de loi.  "J'ai grandi en milieu surintellectuel entre français et émigrés [...] Cette cour a été pour nous une expérience de vie et une école d'homme". 
"Ma mère était russe. Une mère russe rouge. Une voix russe, les r russes. Elle chantait des chansons russes et ukrainiennes. Ses fautes de langage étaient nos délices" ( in Le Soldat connu)

Après son baccalauréat au lycée Fénélon, elle vit durant deux ans et demi en Indochine avec son mari  dont elle se sépare à son retour en France. Elle avait épousé Henri Wormser, militant communiste en 1938, qu’elle quittera pour le peintre Edouard Pignon.

Elle rejoint le Parti Communiste en 1944. Sa carrière de journaliste est marquée par sa collaboration au journal L'Humanité de 1944 à 1956. Elle commence dans ce journal sous le pseudonyme  de Léopold Durand, avant de prendre la direction du service culturel jusqu'en 1953. Ce quotidien est le principal support de la campagne pour la libération d’Henri Martin. Hélène Parmelin se distingue particulièrement par le tour de force de rédiger quasiment chaque jour, trois années durant, un article rendant compte des actions pour défendre le "marin de la liberté". Elle décrira la vie de journaliste dans un roman Noir sur blanc en 1954.
Henri Martin à France Culture  © P.Kervran

Elle s'installe rue du Moulin Vert dans le XIVe arrondissement avec le peintre Edouard Pignon en 1947.  Elle se marie avec celui-ci le 17 juin 1950. Naissance de Nicolas Pignon (aujourd'hui comédien) en 1948. 
Le couple va ensuite partager son temps entre Paris et le midi de la France car  Picasso  les conviait fréquemment à séjourner à Vallauris.




En 1954, les Pignon quittent l'atelier trop petit du Moulin Vert et s'installent  26 rue des Plantes dans le 14e arrondissement.





Intention

Il ne s'agit pas de raconter par le menu la chronique d'une vie mais plutôt de reconstituer un itinéraire qui apparaît particulièrement révélateur.
L'objet de ce travail est d'inciter des lecteurs à découvrir les œuvres de cette écrivaine.